Le chant lyrique ouvre son éventail d’émotions à l’Alhambra
Jacques Gay et Raphaëlle Farma
|
R
éinscrire l’opéra dans la modernité, lui faire retrouver toute sa charge émotionnelle et son pouvoir d’émerveillement contenu à sa création et dépoussiérer l’image d’un art souvent empêtré dans les traditions, tels sont les défis relevés par Raphaelle Farman et Jacques Gay à travers trois spectacles programmés à l’Alhambra, dès le premier semestre 2011.
Conçues et interprétées par ce duo de chanteurs qui jouent de leur voix comme de leur sens de la dérision, les trois productions mettent à l’épreuve la célèbre formule d’Antoine Vitez: «l’élitisme pour tous». Ici, il s’agit de faire accéder un large public à l’univers d’Offenbach, comme à celui de Verdi, Rossini, Bizet, Mozart, Strauss, et bien d’autres. Leur méthode? Une mise en scène légère et rythmée, une équipe intergénérationnelle de comédiens et chanteurs de renom et l’usage permanent de l’effet de surprise.
3 spectacles revisitant les plus grandes pages de l’histoire de l’opéra
L’ouverture de cette saison d’opérette débute les 20, 21, 22 et 23 janvier 2011 par une Belle Hélène, décalée et désopilante, faisant appel aux chœurs de Vernier et à l’Orchestre du Conservatoire de Genève.
Elle se poursuit les 15 et 16 février avec «la Diva et le Toreador», spectacle à l’affiche depuis 3 ans à Paris, relatant le coup de foudre entre une illustre diva, fraîchement veuve et un toréador couronné de gloire, prétexte à un voyage à travers les plus belles pages du répertoire lyrique, de Verdi à Bernstein, en passant par Mozart et Charles Trénet.
Pour clore la saison, un spectacle interactif «Attention maîtres chanteurs!», les 17 et 18 février. Dans un premier temps, les solistes offrent un spectacle presque traditionnel laissant leur talent autant que leur fantaisie s’exprimer. Puis la soirée bascule car le chœur attendu pour les accompagner n’arrive pas. C’est alors que le public est mis à contribution pour remplacer cet ensemble qui ne viendra jamais. Voilà le théâtre converti en immense karaoké lyrique pour interpréter, avec l’aide des solistes et des écrans géants, les plus grands «tubes» du répertoire d’opéra, d’opérette et de comédie musicale.
Les parcours
Raphaëlle Farman
Formation:
•maîtrise de Droit
•Prix de chant au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris
Ecole d’Art Lyrique de l’Opéra Bastille.
Carrière:
•Rôles de premiers plans en France et à l’étranger à l’Opéra Bastille, au Théâtre du Châtelet, à l’Opéra Comique, au Capitole de Toulouse, à l’Opéra de Lyon, de Nantes, Metz. A Londres, Venise, Budapest, Madrid, Milan...
•Sous la direction de: Myung Wung Chung, Charles Dutoit, Armin Jordan, Zubin Mehta, Alberto Zedda, Michel Plasson, Jean Pierre Wallez, Leopold Hager...
Jacques Gay
Formation:
•Etudes de Droit et de Sciences Politiques
•Premier prix d’Art Lyrique au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris.
Carrière:
•Rôles de premiers plans en France et à l’étranger: à l’Opéra Bastille, au Capitole de Toulouse, à l’Opéra de Marseille, à Amsterdam, Budapest, Madrid, Londres, La Havane
•Sous la direction de: Nello Santi, Maurizio Benini, Julius Rudel, Alberto Zedda, Michel Plasson.