Le combat de ma vie contre la PKD Présentation

Frank Servais dans son jardin
Frank Servais dans son jardin
F rank Servais est entrepreneur Genevois depuis bientôt 30 ans. Sa préoccupation majeure aujourd’hui est sa femme et son fils, tous deux malades de la «PKD» ou polykystose rénale. Il a créé la Fondation PKD Suisse pour informer la population sur cette maladie génétique méconnue mais très répandue et récolter des fonds pour financer et équiper la recherche médicale dans son pays.

«Je suis un enfant de la Genève internationale» raconte Frank Servais, 54 ans, PDG et fondateur en 1981 de la société Gestion & Informatique pour Tous (GIT). Né d’un père Luxembourgeois, trésorier de l’OMS à Genève et d’une mère anglaise, secrétaire dans la même institution, le CEO parle couramment plusieurs langues et précise que s’il ne parlait pas anglais, il n’aurait jamais pu faire tout ce qu’il a fait… À commencer par la création de sa société mais aussi de sa rencontre avec Marina d’origine moldave qui est devenue sa femme et avec qui il a eu un fils prénommé Nicolaï. Le patron vient récemment d’emménager avec sa petite famille à Sézegnin tout à l’ouest du Canton de Genève au cœur de la campagne.

Inventeur de «WinEUR»
«A la fin de mes études de finance (HEC) à Genève, j’ai travaillé à tenir des comptes à la main dans une PME. C’était assez astreignant. J’ai alors eu l’idée d’exploiter le virus de la programmation pour mettre au point un logiciel de comptabilité: WinEUR». Fort de son bébé informatique, GIT emploie aujourd’hui 30 personnes et sert 3000 clients dans 80 pays dont le géant IKEA qui utilise le logiciel partout dans le monde: «Toutes leurs factures de fournisseurs sont payées avec WinEUR, ce qui permet à seulement trois personnes de traiter près d’1 million de factures» précise Frank Servais.

Rallyes VHC
VHC comme «Véhicule Historique de Compétition». Celui qui fait toujours partie des pompiers de Laconnex a un chat «Diling» et un chien «Harold» dit Loulou. Mais sa grande passion, ce sont les chevaux. Pas n’importe lesquels. Ceux qui sont sous le capot. Frank Servais est accroc à la compétition automobile avec des voitures anciennes: «J’ai une Porsche RS 2.7 avoue-t-il avec laquelle j’ai participé à la course San Remo il y a quelques semaines». Auto Sport Suisse vient de créer la Coupe Suisse des Rallyes Historiques VHC, c’est la Porsche qui va être contente.

Polykystose rénale ou «Polycystic Kidney Disease» (PKD)
«Mon jardin secret, c’est la lutte que je mène contre la PKD. C’est mon combat n°1 explique Frank Servais. La raison pour laquelle je me mobilise? Je suis directement concerné. Ma femme et mon fils ont la polykystose rénale». C’est l’une des maladies génétiques héréditaires les plus répandues dans le monde, devant la mucoviscidose, avec 12,5 millions de personnes atteintes. Elle touche 1 personne sur 800 dans la population générale. Il y aurait environ 10’000 personnes concernées en Suisse. Elle se caractérise par l’apparition lente et progressive de kystes principalement au niveau des reins qui finissent par empêcher le fonctionnement normal de l’organe et conduisent à l’insuffisance rénale terminale. Celle-ci apparaît, en moyenne, à la fleur de l’âge (entre 50 et 60 ans). Les recours à la dialyse (traitement de suppléance de la fonction rénale) ou à la greffe sont les seules solutions thérapeutiques. «Aujourd’hui, mon job est de trouver une cure pour mon fils. Je dois militer pour le don d’organes et l’amélioration des conditions de soins, notamment la dialyse».

Une Fondation suisse
«Nous allons créer une Fondation suisse sur le même modèle que la «PKD Foundation» aux Etats-Unis. Elle aura pour but de collecter des fonds, d’informer sur la maladie, les risques, les traitements, les médicaments, il s’agira aussi de recenser les malades, de leur dire qu’il est possible d’avoir des enfants non malades et de leur présenter les possibilités qui s’offrent à eux... En un mot, que la PKD n’est pas une fatalité».

L’espoir est permis. Grâce aux collectes de fonds, la fondation américaine a réussi à financer une centaine de projets de recherche dont un à Zurich. Ils ont permis de produire des médicaments qui ralentissent voire empêchent l’apparition et le développement des kystes dans les reins. «Avec les médecins des Hôpitaux Universitaires Genevois, nous allons mettre en place une structure de diagnostic ouverte à tous. Il s’agira aussi de former des groupes d’informations pour tout ce qui concerne la PKD. Mais quid des parents malades qui désirent avoir des enfants sains? Est-ce possible? Tout l’espoir réside dans le «séquenceur ADN à haut débit», un appareil qui permet une lecture ultra-rapide de milliers de nucléotides qui composent les gènes, la reconnaissance des gènes infectés et ainsi la détermination de quels embryons sont sains ou non. Cet outil coûte 1 million de francs et n’existe pas encore en Suisse. Il est pourtant devenu incontournable».
Bonne nouvelle, Frank Servais peut donner un rein à sa femme. Depuis quelques années, les progrès de la médecine permettent de déprogrammer le mécanisme de rejet d’une greffe en faisant croire au corps que l’organe du donneur est du même groupe sanguin.


Plus d'informations en ligne   GIT SA

Soyez le premier à donner votre avis!
 
Groupe H




Ecole Hôtelière de Genève




Kenzer Conseil Fiduciaire




Geneva Palexpo




Bevanar SA