Sans l’ombre d’un doute, Genève doit une belle partie de sa prospérité - et son rayonnement - à la présence des nombreuses Organisations Internationales et non gouvernementales! Merci aux visionnaires qui ont su créer les conditions d’accueil pour qu’elles s’y installent et qu’elles... y restent!
En 1994, des négociations, très rudes, ont abouti, grâce à la mobilisation, à l’unanimité, du Conseil d’Etat et du Conseil Fédéral de l’époque, pour que l’OMC (qui remplaçait le GATT) s’installe à Genève!
A ce moment-là, l’OMC aurait pu demander... la lune et on aurait été la lui décrocher, assurément (...imaginer... même Christian Grobet en... astronaute... me ravit!).
En 1994, nous ne nous sortions pas vraiment de cette grande première crise économique et beaucoup d’autres villes, appuyées par leurs Etats, souhaitaient vivement que l’OMC, s’installant chez eux, puisse donner un signe d’affaiblissement de la Genève internationale, si enviée par aucun! Bien courte mémoire que la nôtre!
Aujourd’hui, l’OMC demande de s’agrandir et diverses formations politiques, au nombre desquelles «solidaritéS», le «Parti du Travail», de même que les «Indépendants de gauche», ont lancé un référendum qui, en réalité, s’en prend à l’OMC pourtant porteuse d’un dialogue indispensable, donc plus idéologique que celui, un peu simpliste, portant sur... les accès des promeneurs genevois à quelques espaces publics.
C’est leur droit de le faire ainsi et en année électorale... c’est de bonne guerre. En Suisse, notre habitude de la démocratie directe, nous permet de gérer parfaitement tout cela qui peut, parfois, ouvrir des débats intellectuellement intéressants.
Malheureusement, ici, ce signe peut être mal interprété par le monde international, tant localement qu’à l’étranger, et pourrait nous porter préjudice. Il faut donc souhaiter que cet objet, voté uniquement par les Habitants de la commune «Ville de Genève» (...et non par le canton!), le 27 septembre prochain, soit massivement accepté!.