Alerte enlèvement
Le PLR augmente la pression politique en faveur d'une alerte enlèvement.
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L
e dispositif "Alerte enlèvement" a prouvé son efficacité dans plusieurs pays, notamment en France et aux Etats-Unis. Alors que le Parlement fait fortement pression depuis 2007 pour que le Conseil fédéral agisse rapidement dans ce sens, celui-ci se réfugie derrière des arguments procéduriers et techniques inacceptables. Pour le PLR.Les Libéraux-Radicaux, le dispositif Alerte enlèvement doit entrer en vigueur au plus vite. Afin d'augmenter la pression politique le PLR demande à ses sections cantonales d'agir par des intervention dans les Grands Conseils. Le PLR s'engage par ailleurs pour que la motion approuvée le 12 mars au Conseil des Etats soit traitée au plus vite par le Conseil national.
Le dispositif "Alerte enlèvement" existe aux Etats-Unis et au Canada depuis plusieurs années. Inspiré du système "Amber Alert" créé au Texas en 1996 à la suite d'un tragique enlèvement, il a permis de retrouver 140 enfants aux Etats-Unis. La France l'a récemment adopté également, enregistrant sept succès sur sept utilisations. D'autres pays vont dans le même sens et des voix s'élèvent afin que l'on étudie l'instauration d'un réseau à l'échelle européenne.
Il s'agit d'organiser la diffusion rapide, sur l'ensemble du territoire national, d'informations précises relatives à l'enlèvement afin de provoquer des témoignages utiles de la population. Les moyens de diffusion sont très larges, allant de tous les médias électroniques et outils Internet aux panneaux sur les autoroutes, en passant par les messages sonores dans les gares, les postes frontières et les aéroports, par exemple.
Le Conseil fédéral analyse en ce moment avec les cantons les possibilités techniques d'instaurer en Suisse un tel système. Pourtant alors que le système fonctionne à la perfection p.ex. en France, en Suisse le dossier semble enlisé dans des procédures lentes et tatillonnes : on parle d'un rapport technique de la Conférence des commandants de police pour 2010. Ceci ne dit encore rien du processus politique qui suivra.
Devant cette lenteur, le Conseil des Etats a tapé du poing sur la table en acceptant, le 12 mars dernier, une motion de Didier Burkhalter (PLR) par 38 voix contre 1, malgré l'opposition du Conseil fédéral. Il a demandé au gouvernement fédéral de mettre sur pied ce projet rapidement avec les cantons, autant que possible encore en 2009.
Comme le Conseil fédéral se réfugie derrière des arguments fédéralistes pour justifier sa lenteur, il est temps que les cantons manifestent également leur volonté politique d'aller rapidement de l'avant. Le PLR.Les Libéraux-Radicaux a donc écrit à chaque section cantonale pour lui proposer de déposer une intervention parlementaire dans son Grand Conseil. Chaque canton fera ainsi pression sur son gouvernement pour qu'il agisse au niveau cantonal et intercantonal en faveur d'une convention alerte enlèvement nationale rapidement applicable.
Les élus PLR interviendront par ailleurs pour que la motion du Conseil des Etats soit traitée au Conseil national encore pendant la session spéciale du mois d'avril au lieu de suivre la procédure normale qui reporterait le débat en juin.
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