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TCS: étude sur l'environnement

Nombre d'automobilistes recherchent des propulsions dites "alternatives" dans l'idée de contribuer à la réduction des émissions de CO2. Le TCS a analysé le marché pour offrir aux acheteurs potentiels un aperçu facilitant le choix.

Le TCS recommande aux automobilistes intéressés par l'achat d'une voiture à propulsion alternative de s'informer d'abord en détail sur les offres disponibles en Suisse. Les principaux critères de choix sont le prix, les éventuelles facilités fiscales encourageant ce type de véhicule ainsi que l'approvisionnement en énergie alternative sur le territoire suisse. Les voitures hybrides, qui passent automatiquement du moteur à essence au moteur électrique, sont les modèles les plus répandus et les plus appréciés en Suisse. Toyota, Honda et Lexus proposent plusieurs séries de voitures hybrides. L'avenir des moteurs hybrides se trouve sans doute dans le réseau électrique, car il faut recharger les batteries du moteur électrique avec une source externe.

Compte tenu des quelque 4 millions d'unités que compte le parc suisse de voitures de tourisme, les 7200 véhicules alimentés par du gaz naturel constituent un produit de niche. L'acheteur potentiel d'une voiture de ce genre commencera par se demander si sa marque favorite offre un tel modèle. Si c'est le cas, il se contentera sans doute d'un choix réduit de versions. La faible densité du réseau des stations distribuant du gaz et l'autonomie généralement inférieure à 400km sont d'autres handicaps. Les voitures au gaz liquide sont encore plus rares que celles fonctionnant au gaz naturel. Cette différence s'explique sans doute par la présence d'un réseau de seulement 26 stations offrant ce carburant.

Le bioéthanol n'a pas réussi à s'imposer en Suisse. Une des causes de ce désintérêt est probablement la mauvaise image de ce carburant fabriqué aux Etats-Unis et au Brésil à partir de maïs, de blé et de cannes à sucre, qui sont de précieuses denrées alimentaires. Or, le bioéthanol consommé en Suisse est produit en Suède, exclusivement avec des déchets organiques. Les "Flexible Fuel Vehicles" (FFV) fonctionnent avec un mélange de 15% d'essence et de 85% de bioéthanol. Ces modèles roulent aussi sans problème à l'essence sans plomb 95, si bien qu'ils n'ont aucun problème d'approvisionnement.

Il est impossible de dire aujourd'hui quel mode de propulsion finira par s'imposer à côté du moteur à combustion classique qui est constamment perfectionné pour être plus économique. Le fait est que la part au marché des propulsions alternatives est encore extrêmement faible. La demande hésitante est sans doute le résultat du petit choix de modèles, du réseau d'approvisionnement lacunaire (absence d'un réseau dense couvrant tout le territoire du pays) ainsi que du prix plus élevé de ces voitures par rapport aux automobiles à propulsion classique.

L'avenir montrera si la relève du moteur à combustion sera assurée par la voiture électrique ou par la voiture à hydrogène. Pour le moment, il n'existe encore aucune station en Suisse distribuant de l'hydrogène. Les voitures utilisant ce carburant n'ont atteint que le stade de prototype et sont encore loin de la production en série. C'est dire que les automobiles à essence
ou diesel resteront encore longtemps en service. Cependant, on verra de plus en plus de véhicules légers propulsés par des moteurs économiques à trois, voire à deux cylindres.
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Rédigé le 10.06.2009 | Joëlle Gilliéron


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