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Un ESP peut vous sauver la vie

Selon une enquête du TCS, 22% des voitures neuves des segments inférieurs (petites voitures et minis) proposées en Suisse ne sont pas équipées de l’ESP. Mais dans près de la moitié des cas, ce dispositif de sécurité active est néanmoins disponible en option. Dans la catégorie des monospaces, minispaces, tout terrain et SUV, l’absence d’ESP touche environ 9% des modèles. La situation est un peu meilleure dans la classe moyenne inférieure, où 92% des véhicules sont équipés. Le taux passe à 95% dans la catégorie des coupés et cabriolets. Les voitures neuves de classe moyenne supérieure ou de luxe, enfin, disposent toutes de cette aide à la conduite.

En Suisse, 27,6% des accidents ayant provoqué des lésions corporelles et 48,2% des accidents mortels résultent d’un dérapage impliquant un seul véhicule (OFS, 2008). Selon l’organisme Euro NCAP, la généralisation de l’ESP permettrait d’éviter chaque année, en Europe, jusqu’à 4'000 issues fatales et 100'000 blessés.

En Allemagne, l’ESP équipe déjà de série la version de base de diverses petites voitures. En Suisse, en revanche, il n’est proposé qu’en option sur les mêmes modèles.

Cet ange gardien électronique fera toutefois bientôt partie de l’équipement de base des voitures de toutes catégories. En 2009, le Parlement européen a décidé en effet qu’à partir de novembre 2011, toutes les voitures neuves et poids lourds faisant l’objet d’une nouvelle homologation devraient être dotés de série de l’ESP. La Suisse profitera elle aussi de cette décision, car plus de 98% des homologations de voitures particulières de ce pays sont basées en fait sur une procédure commune à l’ensemble de l’UE. Les 2% restants sont constitués d’homologations unique et de véhicules «exotiques», momentanément pas concernés par cette disposition.

«A l’achat d’une voiture, qu’elle soit neuve ou d’occasion, assurez-vous qu’elle est bien équipée d’un ESP», recommande Herbert Meier. «C’est évidemment un plus en termes de sécurité, mais cela augmente aussi la valeur de revente du véhicule.»

Comment fonctionne l’ESP?
Inauguré par l’équipementier automobile Bosch dans le courant des années 1990, l’ESP corrige la trajectoire d’un véhicule qui menace de déraper en freinant automatiquement l’une ou l’autre roue. C’est utile notamment en hiver, sur route mouillée ou enneigée. Quand les pneumatiques perdent leur adhérence et que le véhicule amorce un dérapage, ce freinage ciblé tend à le remettre sur sa trajectoire. Le conducteur n’a pas besoin d’intervenir. Mais l’ESP, lui aussi, a ses limites: en cas de vitesse excessive ou de conduite inadaptée, il ne permet pas d’éviter une sortie de route.
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Rédigé le 15.01.2010 | Joëlle Gilliéron


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