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Rallye international du Valais

Luca Rossetti a logiquement remporté ce samedi à Martigny la 51e édition du Rallye International du Valais, au terme des 18 épreuves spéciales disputées sur trois jours. Associé à son navigateur Matteo Chiarcossi, l'Italien a mené la course de bout en bout au volant de son Abarth Grande Punto S2000. Il a ainsi concrétisé de la plus belle des manières le titre de Champion d'Europe des Rallyes de la FIA qui lui était acquis dès la fin de la deuxième journée de course grâce aux points de bonus récompensant les meilleurs performeurs de chaque étape. "Cela a été une course magnifique et extrêmement difficile. Les conditions ici sont vraiment très particulières et imposent une vigilance de tous les instants. Ce qui rend la course très compliquée, ce sont les incessants changements de rythme.

Cette épreuve se distingue par l'intérêt exceptionnel de son parcours et la qualité de son organisation. Pour moi, le titre de Champion d'Europe représente beaucoup. C'est une consécration internationale et je suis d'autant plus satisfait de l'avoir décroché que je n'ai pas participé à toutes les manches cette année. Les retombées médiatiques sont importantes et je suis fier de pouvoir ajouter ce titre à mon palmarès". Copilote de Rossetti, Matteo Chiarcossi a lui aussi fait l'éloge de l'organisation du Rallye International du Valais et souligné les nombreuses difficultés du parcours, toujours aussi sélectif et intéressant sur le plan sportif.

Personne n'a pu contester la suprématie de Rossetti, qui a relégué son dauphin, Florian Gonon, à plus d'une minute trente secondes.
Meilleur Suisse, le pilote des Marécottes a exploité au maximum le potentiel de sa Subaru Impreza STI. Sa deuxième place peut presque être assimilée à une victoire. "Franchement, je n'ai pas à rougir de terminer deuxième derrière un pilote du calibre de Rossetti.
J'ai rapidement compris que je ne pouvais pas aller le chercher sans prendre des risques insensés. Aussi, je suis pleinement satisfait de ce résultat".

Troisième, à plus de cinq minutes du vainqueur, le Belge Thierry Neuville (Citroën DS3) a profité de l'abandon du Polonais Michal Solowow (Ford Fiesta S2000), victime d'ennuis mécaniques dans l'ES 14, et de la malchance de Grégoire Hotz (Peugeot 207 S2000), accablé lors de la deuxième journée de course par deux crevaisons, pour compléter le podium. L'espoir belge déclarait après l'arrivée:
"Je ne peux être que satisfait de ce résultat car, avec une voiture à deux roues motrices, ce n'était vraiment pas évident de s'immiscer parmi les pilotes de pointe dans un rallye aussi difficile que celui-ci. Nous avons démontré le potentiel de la DS3 et je remercie Citroën de nous permettre de nous battre dans le peloton de tête avec une telle arme. J'espère que beaucoup de pilotes s'en porteront très vite acquéreurs".

Le talentueux Italien Andrea Crugnola (Renault Clio R3) a lui aussi réalisé une course de toute beauté, même si, victime à son tour d'une crevaison, il a été dépossédé de la quatrième place sur le fil, dans la toute dernière spéciale, par Hotz, auteur d'une remontée spectaculaire après ses soucis de la veille. "Lors de la manche précédente du Championnat d'Europe, je n'ai que peu roulé puisque nous disputions que trois spéciales dans le cadre des sélections pour le Pirelli Star Driver. Ici, j'ai beaucoup appris car les conditions étaient particulièrement ardues. Je suis ravi d'avoir eu l'opportunité de disputer ce rallye car l'expérience accumulée ce week-end devrait énormément me servir dans d'autres épreuves comme le Rallye Monte-Carlo auquel j'envisage de prendre part".

A noter encore le septième rang de son compatriote, Matteo Gamba (Renault Clio R3), qui complète les bons résultats d'ensemble des pilotes transalpins. Le Tchèque Antonin Tlusťák (Skoda Fabia S2000) a dû, quant à lui, se contenter d'une neuvième place insuffisante pour pouvoir prétendre jusqu'au bout au titre continental.

Côté suisse, le Vaudois Olivier Gillet, sixième au volant de Renault Clio S1600, a été fidèle à lui-même, alors que Grégoire Hotz, déjà assuré du titre national, a dû renoncer à toute ambition suite à une double crevaison le vendredi. Le Neuchâtelois, qui pensait sincèrement être en mesure de se battre pour la victoire finale, termine au pied du podium malgré une belle remontée lors des dernières spéciales. Olivier Burri, vainqueur à huit reprises sur les routes du Vieux-Pays, a également connu quelques ennuis mécaniques. Le 11e rang final du Jurassien relève donc de l'anecdote.

Dernière manche du Championnat de Suisse et du Championnat d'Europe des Rallyes de la FIA, ce millésime 2010 du Rallye International du Valais n'a pas échappé à la tradition. Les abandons (près de 50 % des 117 participants), sorties de route et autres faits de course ont été légion, comme de coutume, confirmant la sélectivité d'un parcours impitoyable.

L'organisateur Christian Dubuis a souligné, à l'heure du bilan final, la "formidable popularité dont bénéficie, édition après édition, le rallye". Et d'assurer que «son» épreuve, qui s'appuie sur un budget global de près de 2 millions de francs, sera à nouveau inscrite au Championnat d'Europe des Rallyes de la FIA en 2011, en attendant mieux...
Plus d'informations en ligne :
Rédigé le 01.11.2010 | Joëlle Gilliéron


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