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Les coopératives de femmes en Russie, Biélorussie et Ukraine

La création de coopératives de femmes dans les régions irradiées de ces pays permet à Green Cross Suisse d’associer, dans le programme de médecine sociale, les domaines de la santé et de la formation avec des composantes socioéconomiques, afin de protéger la population d’une autre chute du système social et de santé. Ces coopératives et l’attribution de microcrédits donnent aux femmes la possibilité de se sortir de cette spirale de pauvreté, de chômage et de désespoir en améliorant considérablement et durablement les conditions de vie de toute la famille grâce à la mise en place d’une source de revenu supplémentaire. Tous les membres de ces coopératives de femmes ont suivi des cours visant à limiter la pollution radioactive par le développement et la préparation de cultures vivières. En effet, les retombées radioactives faibles mais persistantes qui, à cause des sols contaminés, se retrouvent dans l’organisme des habitants de ces régions via les aliments ingérés quotidiennement, nuisent et compromettraient la vente de produits agricoles.

Ces deux dernières années, 20 coopératives de femmes ont pu être créées, entraînant ainsi l’octroi de 67 microcrédits en Ukraine, 33 en Biélorussie et 96 en Russie. Outre le passage à l’agriculture biologique de petites fermes déjà existantes, la mise en place de nouveaux élevages de bétail, porcs et lapins, et celle de petites exploitations apicoles et piscicoles, beaucoup de femmes ont également initié des projets dans l’industrie textile: installées dans de petits ateliers de couture, elles travaillent pour des particuliers et ladite industrie.

L’élevage de lapins est particulièrement plébiscité en Ukraine. Ce n’est qu’avec un petit nombre de lapins que trois familles se sont tout d’abord lancées dans l’élevage. Les lapereaux issus de la première portée ont été confiés à d’autres familles de la région, afin de permettre à ces familles de prendre part autant que possible à l’élevage de lapins, et leur procurer ainsi une source de revenu grâce à la vente de la fourrure et de la viande. Ce projet a ainsi connu une évolution remarquable en peu de temps. En Ukraine, les micro-crédits ont en outre permis la naissance d’un élevage d’abeilles à Jytomyr et celle d’un point de vente pour les légumes de production maison à Bila Tserkva. L’élevage d’abeilles n’a connu aucun incident majeur et se développe de façon continue. Les points de vente de légumes nés du mouvement de résistance des commerces de proximité sont aujourd’hui acceptés. En Russie, une production d’humus bio et des ateliers de couture ont également vus le jour parallèlement à l’apiculture, tandis qu’en Biélorussie, les microprojets se concentrent essentiellement sur l’élevage porcin et l’apiculture.

L’obtention de microcrédits requiert la validation de quatre modules d’apprentissage à distance. Ceux-ci comprennent des questions relatives aux droits et à la finance spécifiques à chaque pays, dont le calcul des coûts, la comptabilité, les impôts etc., qui sont étudiées par les participantes en collaboration avec des experts locaux. De plus, les participantes présentent leurs propres projets commerciaux et d’anticipation en vue de la mise en place et du développement de coopératives sociales et de microprojets. Après avoir présenté leurs projets commerciaux et validé leur formation, les hommes et les femmes ayant participé au projet peuvent se voir octroyer des microcrédits. La plupart des présentations ont satisfait aux attentes de la direction du projet, et les projets commerciaux et d’anticipation ont pu, après entretien avec le directeur de projet et un dernier remaniement, être mis en pratique.

Près de cinq millions de personnes sont exposées de leur vivant à la pollution radioactive. À l’heure actuelle, les faibles retombées radioactives qui persistent parviennent dans les organismes via les aliments consommés au quotidien. Avec les programmes internationaux de médecine sociale et de désarmement, Green Cross Suisse s’engage pour la maîtrise des dommages consécutifs aux catastrophes industrielles et militaires, et celle des déchets toxiques datant de l’époque de la guerre froide. L’amélioration de la qualité de vie des personnes contaminées chimiquement, irradiées et autres se situe au premier plan de notre action, de même que la promotion d’un développement durable allant dans le sens de la coopération plutôt que de la confrontation.
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Rédigé le 30.03.2012 | Joëlle Gilliéron


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