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Trafic


Péage urbain à Genève ?

La circulation routière toujours plus dense pose un réel problème. L’idée d’un péage urbain fait gentiment sa place.Un système automatisé à Genève serait-il envisageable? Alors que 85 à 90% des engorgements de trafic surviennent dans les agglomérations et que l’Office des transports et de la circulation prévoit une augmentation toujours croissante du nombre d’automobilistes, le Conseil fédéral a approuvé en novembre 2006 un rapport sur la possibilité d’instaurer un péage routier. Dans un compte-rendu, il souligne la nécessité d’un changement de la Constitution, dans laquelle le péage urbain n’est pas inscrit. Une loi fédérale limitée dans le temps serait également indispensable pour que des tests puissent être réalisés. A Genève, le CEVA (la ligne de Cornavin à Annemasse) et la troisième ligne CFF constituent les défis d’aujourd’hui en matière de mobillité. La grande réussite actuelle? «Le fort développement des transports publics et plus particulièrement des lignes de tram», explique Antonio Hodgers, co-directeur du bureau de conseil en mobilité durable, Mobilidée, député au Grand Conseil et président des Verts genevois. «Si ces dernières années l’offre des transports publics a déjà été améliorée de 25%, de 2007 à 2010, elle le sera tout autant», ajoute-t-il. Mais cela ne suffira pas. Le péage urbain, qui fonctionne avec succès dans d’autres villes (diminution des émissions de gaz, réduction du temps d’attente dans les embouteillages et des accidents) pourrait-il représenter un complément judicieux?

Solutions et perspectives

Pour Antonio Hodgers, la carte multimodale représenterait un bon compromis: «Pour pouvoir se déplacer à Genève, chaque conducteur d’un véhicule motorisé achèterait cette carte d’un montant de 450 Frs. Il lui serait alors permis de circuler sur l’ensemble du canton dans son véhicule privé ou en transports publics». Il souligne: «Bien entendu, les automobilistes payeront plus qu’actuellement, mais ils auront l’avantage d’un abonnement aux transports en commun». En définitive, le péage urbain dans la Cité de Calvin ne semble pas être pour demain au vu des paramètres à prendre en compte comme le coût des infrastructures le calcul de la taxe, les méthodes de tarification ou encore l’investissement des recettes. Ainsi, trouver des solutions alternatives avec effets incitateurs sur les automobilistes semble le plus urgent, le moins onéreux et peut-être le plus efficace.
Rédigé le 01.05.2007 | Benjamin Perrier


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