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TCS: Euro Test 2007

Le Touring Club Suisse, en collaboration avec seize grands clubs automobiles, a audité cinquante chantiers dans onze pays européens dans le cadre du troisième test européen des chantiers autoroutiers de longue durée. Sur les cinq aménagements suisses examinés, seul le chantier de Richterswil-Wollerau (A3, ZH/SZ) a reçu la mention «bon». Wettingen-Dietikon (A1, AG) et Urdorf-Uitikon (A4, ZH) ont été jugés «suffisants», alors que les chantiers de Cornaux-La Neuveville (A5, NE) et de Bern Bümpliz-Flamatt (A1, BE) sont qualifiés d’«insuffisant».

L’objectif du test, mené pour la troisième année consécutive par le TCS et ses partenaires européens, est de s’assurer que toutes les mesures nécessaires sont mises en place afin de réduire les conséquences d’un accident aux abords d’un chantier. Ces aménagements provisoires, en effet, présentent un risque élevé en termes de sécurité routière, notamment en raison du volume de trafic élevé qui circule à grande vitesse et de la présence de personnel d’entretien et de machines de chantier. De plus, le risque de collision est accru par le nombre réduit de pistes disponibles et le rétrécissement de la largeur des voies.

Points forts et points faibles
Les points forts relevés pour l’ensemble des chantiers concernent essentiellement l’organisation du trafic, aussi bien dans les zones de réduction et de basculement des voies de circulation, que dans les zones d’entrée et de sorties d’autoroute. Par contre, les experts ont souligné une insuffisance généralisée au niveau des équipements de sécurité, ainsi qu’un manque d’informations destinées aux usagers (raison et durée des travaux, longueur restant à parcourir). La plupart des chantiers testés présentent une superposition entre les marquages provisoires au sol et les marquages d’origine, ce qui peut provoquer une certaine confusion pour l’automobiliste, en particulier de nuit ou par mauvais temps. A noter encore, le manque d’éléments réflectifs et/ou lumineux pour rendre plus visibles les entrées et sorties d’autoroute ainsi que l’utilisation insuffisante de marquages provisoires avec un pouvoir réfléchissant élevé. Ces observations ont notamment été relevées sur les chantiers suisses.

La Suisse, tout juste dans la moyenne
Pour la première fois depuis l’introduction du test, en 2005, deux chantiers suisses ont été jugés insuffisants. Cornaux-La Neuveville (A5, NE) a été considéré comme «insuffisant», entre autres, en raison d’une absence de marquages au sol par endroits et parce que la zone de basculement du trafic n’est pas éclairée de nuit. Le second chantier «insuffisant», à Bern Bümpliz-Flamatt (A1, BE), présente de grandes lacunes au niveau de la sécurité des automobilistes: voies de circulation étroites, mauvaise configuration des points d’entrée et de sortie d’autoroute, marquages au sol confus. Dans l’ensemble, les manquements observés lors des trois derniers tests sont récurrents. Les potentiels d’amélioration concernent systématiquement la catégorie orientation et guidage du trafic de nuit ainsi que la catégorie information fournie aux usagers. A cela s’ajoute l’absence de protection efficace des zones de chantiers, un point relevé pour les cinq chantiers testé en 2007.
Plus d'informations en ligne :
Rédigé le 25.09.2007 | Joëlle Gilliéron


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