Bilan du Far Festival
Cette 26e édition du far° s’achève sur un bilan très positif.
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À
de nombreux égards, l’on peut considérer que cette 26e édition du far° s’achève sur un bilan très positif. Avec brio, le festival s’est inscrit dans la continuité d’un événement où l’on vient découvrir, se rencontrer et partager toujours plus qu’une simple expérience de spectateur. Cette continuité s’est articulée subtilement avec une volonté d’élargir la dynamique du festival à d’autres perspectives, lui permettre un rayonnement aussi bien en terme de fréquentation, de territoires, que de propositions artistiques dans un contexte agréable et à échelle humaine.
Une édition résolument placée sous le signe du changement dans la continuité, capable de contenter un public parti prenant dans des projets qui nécessitent, davantage qu’une simple présence, une réelle implication pour pouvoir se révéler et prendre toutes leurs envergures. Le public s’est montré curieux, généreux et capable de s’emparer des enjeux et questionnements qu’on lui propose.
Dans une volonté de fidéliser les festivaliers sur la durée et les inviter à découvrir d’autres formes ou d’autres artistes, le far° a impulsé pour cette édition certaines initiatives, comme des performances, concerts et installations en accès libre, la mise en place d’un système de «pass» donnant accès à tous les spectacles et en proposant une tarification spécifique pour des formes atypiques ou plus légères. Ainsi, nombreux sont ceux qui ont suivi cette 26e édition en assistant à plusieurs pièces durant le festival et multiplier les rencontres avec les arts de la scène.
Quel plaisir pour le public du far° que celui de retrouver des artistes déjà venus par le passé, et de suivre ainsi dans leurs créations Eszter Salamon, YoungSoon Cho Jaquet, Philippe Quesne ou encore Joris Lacoste, qui n’ont pas hésitez une fois encore à répondre présents à l’invitation du far°.
Un festival qui rayonne
Le rayonnement du festival hors de son site principal de l’usine à gaz nous a permis d’abord de signifier cet événement comme un moment à part dans la vie de la ville, mais aussi d’inviter le public à découvrir d’autres lieux à Nyon et hors de la ville, notamment à Lausanne où les festivaliers sont venus nombreux voir Big Bang de Philippe Quesne. Au-delà du terrioire c’est aussi dans le temps qu’un rayonnement a pu avoir lieu, des initiatives comme le dispositif radiophonique Archive Now ou encore l’atelier d’écriture critique mené par Tiago Bartolomeu Costa s’étirant sur la durée du festival, nous ont permis de mieux saisir dans la continuité, les enjeux d’un festival comme le far°. En revanche, le rendez-vous Prenez la parole! n’a pas connu le succès escompté, l’horaire quotidien proposé s’étant révélé inadapté, c’est à cet endroit qu’un effort particulier devra être conduit pour accompagner le public à participer à ces rencontres.
Les moments forts du festival
Cette édition du festival s’est trouvée marquée par des moments artistiques forts de convivialité et de découvertes. Ce fut notamment le cas lors de la performance Chalet de YoungSoon Cho Jaquet à l’origine d’une belle rencontre entre le public, le cercle des Yodlers et la jeune artiste coréenne sur la place du marché de Nyon. Le Bivouac orchestré par Philippe Quesne en forêt s’est aussi révélé être un moment comme hors du temps, hors du cadre où chacun à pu pénétrer un peu plus l’univers du metteur en scène en devenant le sujet d’une composition photographique. Peu de temps après cette escapade en forêt, celui-ci nous proposait de découvrir sa pièce Big Bang, qui a su contenter un public nombreux venu à l’Arsenic en bus découvrir cette nouvelle création.
Le collectif suisse du Club des Arts, présentait au far° une proposition musicale et textuelle en forme de voyage autour d’un monde dont le centre serait la place du marché de Ouagadougou, la pièce intitulée Le Centre du monde a été largement salué autant par le public que par les médias.
La pièce Parlement proposée par le collectif de l’Encyclopédie de la Parole et performée par l’admirable Emmanuelle Lafon a su impressionner son auditoire tant elle s’est trouvée littéralement traversée par ces multiples voix aux antipodes les unes des autres.
Grand Magasin a séduit aussi un important public témoin des péripéties de ces trois démonstrateurs autour de la communication dans un équilibre subtile entre humour et intelligence.
Cette édition ECOUTER VOIR s’est clôturé en beauté avec deux pièces proposées par des figures majeures de la danse aujourd’hui, Jérôme Bel qui présentait sa pièce Cédric Andrieux et d’autre part, Eszter Salamon et sa nouvelle création Dance for nothing à partir de Lecture on nothing de John Cage.
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