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Chronique


Diamant Alpin - Label fédérateur

Alors que personne ne conteste la notoriété mondiale de Genève, son rayonnement, et l’intérêt de s’y référer en étant proche, les 240 km2 du canton ne suffisent pas à assurer son fonctionnement quotidien global et sa croissance. Pour y installer des organisations et entreprises c’est possible, pour y loger ceux qui y travaillent et pour une pleine réussite économique, ça ne l’est pas. C’est en concertation avec les cantons romands et les départements alpins ou voisins qu’il faut façonner une région qualitativement ambitieuse, valoriser ce qui existe et utiliser une véritable marque de fabrique de ce territoire avec un terme rassembleur. Un label.

Dans un rayon sans frontières, d’environ 150 kilomètres de la Cité de Calvin, les centres d’Excellence ne font pas défaut dans les domaines les plus divers. Formation, recherche, développement, industrie, énergies, services, tourisme, sport, et culture bien entendu. Aux quatre coins de l’Espace Léman-Mont-Blanc, du lac de Neuchâtel aux Alpes, en traversant le Léman et en atteignant la chaîne du Mont-Blanc, toit de l’Europe, on trouve, de chaque côté des frontières politiques, des lieux et activités qui rayonnent à l’international. L’Ecole Polytechnique de Lausanne n’est-elle pas devenue une référence mondiale de la connaissance et de la création de startups ? Sur le plan du tourisme, les cantons et départements alpins caracolent en tête des classements. Les départements des Pays de Savoie ne sont-ils pas en seconde position juste après Paris dans le classement français ? Les écoles hôtelières, les plus mondialement réputées, ne sont-elles pas ici ?

La démarche visant à promouvoir une région aux contours élargis avait été soutenue en 1997 déjà, dans le livre -Diamant Alpin- sous la conduite du patron de Fiat, Umberto Agnelli, du Rhône-Alpin Alain Mérieux, président de BioMérieux et du soussigné. Son propos soulignait déjà l’intérêt d’appréhender cette Région, à géométrie variable, comme un véritable label. Le « Diamant Alpin », enraciné à un territoire naturel alpin, à ses lacs et ses villes, dispose d’histoires et de valeurs qui en font sa richesse. Placé entre Genève, Lyon et Turin, il couvre également le Val d’Aoste, le Piémont et sa capitale turinoise, exemple d’une reconversion industrielle et d’un développement culturel entrepreneurial exemplaire.

Dès que l’on s’en éloigne, que l’on prend un peu de recul, la grande Région « Diamant Alpin » est une évidence, à tel point que sa promotion valut à ceux qui la portaient, une distinction du Gouvernement américain !

Récemment Laurent Wauquiez, Président de la Région Auvergne Rhône-Alpes, première région industrielle de France, relevait avec pertinence qu’en réunissant Grenoble, Lyon et Genève, on aurait le leader mondial de la santé devant Boston, et que d’une manière plus large, si nous unissions davantage nos forces, nous pourrions créer une Silicon Valley européenne.

Mettons en réseaux nos centres d’excellence pour les amplifier, car notre potentiel économique et environnemental est unique.

La référence de Genève est clairement positive pour toutes les entités politiques et économiques du Diamant Alpin.

Déclinons-la toutefois en donnant de la lumière à ses diverses composantes, qui n’en sont pas la banlieue, mais l’enrichissent.

Dans cet esprit le Label « Diamant Alpin » sera fédérateur.
Rédigé le 13.12.2016 | Claude Haegi


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