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Chronique


Uber, un pavé dans la mare ?

Dans son numéro de l’été, « le Point » titrait «Uber-économie : la révolution du capitalisme » !

Qui se souvient de la première fois où, devant l’écran d’ordinateur, il choisit d’acheter, et de régler, son billet d’avion ou de train ? A quel moment, n’avon-snous plus loué une cassette-vidéo car il était devenu plus simple de regarder le film de notre choix en le sélectionnant au travers de notre télévision câblée ? Pour les plus jeunes, écouter de la musique via internet, sans aucun support, est une évidence !

Comme la grenouille que l’on immerge dans l’eau froide qui chauffe si gentiment qu’elle ne se rend pas compte qu’elle va bouillir, nous sommes désormais prisonniers consentants des outils technologiques. Le web, le cloud, la toile, les réseaux sociaux, les émetteurs, smartphones et autres I-pad ne cessent de bousculer nos habitudes au quotidien. Les nouveaux jeunes créateurs d’entreprises regorgent d’idées en imaginant et proposant à vitesse « grand V » de nouveaux besoins ou en facilitant ceux déjà établis !

C’est le cas de Uber ! Une idée toute simple en somme, utilisant les procédés modernes au service d’un transport différent et interactif. Bien entendu, la firme « globalisante » ne pouvait que, de suite, agacer les déjà-souvent-ronchonnant taxis. Vous savez bien, ces voitures conduites par des personnes pas très sympathiques, dans des habitacles parfois impeccables, refusant pour la grande majorité votre carte de crédit – alors que c’est obligatoire – et qui ont l’impression de vous faire une faveur lorsqu’ils daignent vous véhiculer ! Indiscutablement, pour certains, la remise en question est devenue indispensable, voire salutaire !

Uber est simple d’utilisation, ici et ailleurs. A New York, par exemple, bon nombre de chauffeurs racontent volontiers combien leur vie a changé depuis leur choix d’abandonner leur « yellow car » pour devenir « Uber-driver ». Le seul fait de ne plus avoir à harponner le client mais répondre à la demande est très satisfaisant et sécurisant puisque tout client est identifié par la centrale.

Qu’on le veuille ou non, notre économie devient participative. Pour preuve, vous êtes récompensés par une somme (10 francs) lorsque vous recommandez la compagnie à une nouvelle personne qui elle aussi reçoit la même somme à investir dans une prochaine course, comme déjà le font les CFF. Ainsi, le consommateur devient « consomActeur » en toute conscience et confiance.

Que « papy fasse de la résistance » ou non, que ça plaise ou pas, il faudra composer avec ce bouleversement économique et sociétal là !
Rédigé le 28.09.2015 | Enza Testa Haegi


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